L’état de vie artificielle, la mort cérébrale

14 décembre 2014

La fin de vie : un problème

Le patient en état de vie artificielle se trouve dans un état de complète dépendance : il nécessite une alimentation et une hydratation artificielles ainsi que des soins destinés à prévenir les maladies et diverses complications.

La mort est traditionnellement définie par l’arrêt de toutes les fonctions organiques, en particulier de la respiration et de l’automatisme cardiaque. Mais depuis l’amélioration des méthodes médicales de réanimation permettant de faire reprendre ces activités après leur arrêt, une définition plus précise devient nécessaire avec l’émergence du concept de mort cérébrale au cours des dernières décennies, la mort est donc définie par l’arrêt des fonctions cérébrales et le début de la décomposition du corps. L’arrêt du cœur ne signifie pas la mort mais est qualifié de mort clinique.

L’individu en mort cérébrale n’a aucune activité électrique cérébrale et ne montre aucune réactivité à l’examen neurologique (absence de réponse à la douleur, disparition des réflexes des nerfs crâniens, de la ventilation spontanée et les pupilles ne sont plus fixes). Le diagnostic de mort cérébrale requiert une procédure rigoureuse et bien encadrée afin de s’assurer de l’irréversibilité et de l’étendue des lésions. Nos connaissances médicales actuelles ne permettent pas d’assurer que l’état végétatif ou de mort cérébrale est irréversible ou persistant. La privation de ces soins reviendrait donc à poser un acte d’euthanasie par omission de soins de base. On peut retenir le principe général suivant : « guérir si possible, toujours prendre soin ».

Ainsi, La décision d’interrompre les soins doit être prise en concertation avec un deuxième médecin, et dans le respect des volontés éventuellement exprimées par le patient. Le médecin doit donc chercher à savoir quelle était la volonté du patient en tenant compte des directives anticipées laissées par le patient, en l’absence de ces directives, le médecin doit se renseigner auprès de sa personne de confiance et de sa famille dans le but de prendre la décision qu’aurait pris le patient. 

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